PROGRAMME POUR LA SECURITE ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE AU BURUNDI (PRO-SANUT)


1.1 CONTEXTE

Malgré l’évolution relativement positive du contexte sécuritaire après plusieurs années de crise, l’insécurité alimentaire au Burundi est préoccupante sur l’ensemble du pays, et trouve son origine dans des causes tant structurelles que conjoncturelles. Les quatre dimensions de la Sécurité Alimentaire (Disponibilité, Accessibilité, Stabilité et Utilisation) restent problématiques au Burundi. Entre 2001 et 2010, la malnutrition chronique a augmenté dans la quasi-totalité du pays, atteignant 58 %, dont la moitié (27 %) sous sa forme sévère. Selon l’enquête réalisée en 2008 par le PAM et les autres agences des NU, le niveau de malnutrition chronique est élevé. En effet, 52,7% des enfants de moins de 5 ans sont en retard de croissance tandis que 8,4% souffrent d’une perte de poids (malnutrition aiguë). Parmi les causes de la malnutrition chronique, on pourrait citer le manque d’hygiène et l’insuffisance de nourriture en termes de quantité (un repas seulement par jour), mais aussi en termes de qualité lié au manque de diversification des sources de nutriments (l’alimentation burundaise étant principalement basée sur la consommation de tubercules). La persistance d’une prévalence élevée de retard de croissance chez les enfants est un signe d’échec chronique de la lutte contre la pauvreté. En effet, la proportion des ménages pauvres vivant en dessous du seuil de pauvreté a presque doublé car elle a passé de 35 % en 1990 à 66.9 % en 2006.

Le Plan National d’Investissement Agricole (PNIA), adopté en Conseil de Ministres en novembre 2011, constitue le cadre de cohérence et de coordination des investissements dans le secteur agricole au Burundi pour la période de 2012 à 2017. Un de ses objectifs vise à améliorer la sécurité alimentaire et l’état nutritionnel de la population et en particulier des groupes vulnérables dans les provinces où le taux de malnutrition chronique est le plus élevé. Par ailleurs, le Programme de Nutrition à Assise Communautaire (PNAC) du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA (MSPLS) vise à prévenir la malnutrition en faisant un meilleur usage des ressources alimentaires existantes, ainsi qu’à assurer un lien étroit entre les activités d’auto-développement et les interventions nutritionnelles.

Les organisations de producteurs qui ont des assises communautaires ne sont pas encore nombreuses. Celles qui existent ne sont pas par ailleurs très solides mais elles développent leurs activités économiques et rendent de plus en plus service à leurs membres. Elles sont regroupées au sein de quelques fédérations plus ou moins bien structurées et plus ou moins représentatives, comme par exemple la Confédération des Associations des Producteurs Agricoles pour le Développement (CAPAD), UNICOMU, etc.. Les filières du café et du thé sont les mieux organisées.

Le secteur privé est faible, entre autres suite à des problèmes d’accès au financement, à l’insécurité, au manque de définition du rôle de l’Etat et du secteur privé, à la faible disponibilité ou qualité des infrastructures de base, des frais de transport élevés, un personnel insuffisamment qualifié et un cadre institutionnel légal peu approprié. La présence du secteur privé en milieu rural est très limitée, en dehors de quelques unités semi-industrielles appuyées en général par des ONGs ou des associations locales.

Dans le cadre de sa politique de coopération avec le Burundi, ainsi que pour assurer une contribution adéquate à la résolution des situations d’insécurité alimentaire, l’Union européenne met en œuvre depuis plusieurs années des actions d’appui à la sécurité alimentaire en faveur du Burundi. Les projets mis en œuvre sur la sécurité alimentaire et le développement rural au Burundi avec appui de l’Union européenne(UE) et des autres Partenaires Techniques et Financiers (PTF) ont surtout apporté des réponses sur les aspects de disponibilité de produits alimentaires et d’accès à la nourriture, mais les activités en matière de nutrition sont restées limitées. Quant aux activités de prévention et de prise en charge de la malnutrition, leur durabilité est tributaire de la disponibilité et l’accès des ménages les plus vulnérables à une alimentation diversifiée. La plupart de ces projets n’ont pas vu leurs activités se pérenniser, faute d’une stratégie appropriée pouvant permettre l’appropriation par les bénéficiaires et par les administrations locales, faute de capacités d’organisation des producteurs et de valorisation des productions

Le Burundi est ciblé par la priorité stratégique 3 « Addressing food security for the poor and vulnerable in fragile situations » du nouveau programme Food Security thematic Programme (FSTP) – Programme Pluriannuel 2011-2013 , dans laquelle se place le PROSANUT. Celui-ci comporte deux composantes:
 Composante 1 « Appui au MINAGRIE pour la mise en place d’un dispositif d’information sur le secteur agricole » : Faciliter le processus décisionnel des acteurs de la sécurité alimentaire durable par l’amélioration de la qualité, de la disponibilité et de l’exploitation de l’information de base sur le secteur agricole.
 Composante 2 : « Promotion de chaînes de valeurs pour une alimentation diversifiée » : Améliorer la disponibilité, accessibilité, acceptabilité, utilisation et stabilité d’aliments riches en nutriments, à travers la promotion d’initiatives entrepreneuriales et des Activités Génératrices de Revenus (AGR), dans les provinces de Cankuzo, Ruyigi, Rutana et Makamba.

C’est dans le cadre de la deuxième composante du PROSANUT que se situe cet appel à propositions pour lequel l’accent est mis sur la durabilité des actions, ainsi que sur le partenariat entre intervenants spécialisés en « production agricole », en “valorisation de la production”, en « nutrition » et en “suivi-évaluation/capitalisation”.


1.2 OBJECTIFS DU PROGRAMME ET PRIORITES

L’objectif général du présent appel à propositions est : « Contribuer à la restauration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle durable au Burundi en faveur des plus pauvres et des plus vulnérables et de contribuer à la lutte contre la pauvreté et la faim, dans une optique de transition entre l’aide d’urgence et le développement (LRRD) ».

L’objectif spécifique du présent appel à propositions est : « Améliorer la disponibilité, accessibilité, acceptabilité, utilisation et stabilité d’aliments riches en nutriments, à travers la promotion d’initiatives entrepreneuriales au niveau d’Organisations Paysannes existantes et à travers la mise en place de Foyers d’Apprentissage et de Réhabilitation Nutritionnelle (FARN) pour les plus vulnérables, en associant des Activités Génératrices de revenus et des activités de transferts sociaux , dans les provinces de Cankuzo, Ruyigi, Rutana et Makamba ». Il s’agit donc de créer une dynamique économique durable autour des PRN (Produits Riches en Nutriments) qui permettra en même temps aux populations vulnérables d’avoir des revenus et d’améliorer leur situation nutritionnelle. Cela dit, les activités de transformation et de commercialisation pourront aider également à valoriser les autres cultures plus traditionnelles, telles que le manioc, le haricot, etc, même si ce n’est pas le but du présent appel à propositions en soi.

Les actions qui seront financées dans le cadre du présent appel à propositions devront s’inscrire dans les orientations établies au niveau des politiques nationales en particulier en matière de sécurité alimentaire et de développement du secteur agricole et du PNAC, et s’assurer d’une bonne coordination avec les projets en cours.

Les types d’activités à privilégier sont les suivantes (voir également cadre logique indicatif en annexe) :

• Le projet sera centré sur l’émergence, le développement et/ou le renforcement de chaînes de valeur des produits riches en nutriments (PRN) en s’appuyant sur des Organisations Paysannes (OPs) existantes et en privilégiant les chaînes de valorisation courtes et, dans la mesure du possible, l’intégration verticale.
• L’action cherchera à renforcer dans ce sens et dans les trois domaines de la “production”, la “valorisation” et la “nutrition” les capacités des coopératives et groupements existants de producteurs agricoles, ainsi que des groupements de femmes ayant déjà été formées dans le cadre de programmes nutritionnels à assises communautaires (FARN). Si besoin, des nouveaux FARN devront être crées.
• La création d’AGRs/micro-réalisations en lien avec l’agriculture sera favorisée pour permettre de pérenniser les activités des FARN existantes (accès de leurs membres aux dimensions “production” et “valorisation”), ainsi que pour permettre à d’autres groupes vulnérables (handicapés, personnes atteintes de VIH/SIDA) d’avoir un revenu. Les AGRs seront mises en place là où cela est jugé pertinent et peuvent ne pas cibler exclusivement les membres des FARN.
• Des activités de type ‘transferts sociaux’ seront également favorisées pour les groupes les plus vulnérables en mettant en place les mesures d’accompagnement adéquates pour assurer une bonne durabilité de celles-ci.
• Des liens solides entre les groupements de producteurs ou OPs existantes appuyées dans le cadre de ce projet ou d’autres interventions et les membres des FARN seront établis, ainsi qu’avec les membres des AGRs pour améliorer l’accès aux PRN.
• Des synergies avec les autres FARN des provinces voisines, ainsi qu’avec les OPs ou associations ou réseaux de producteurs des provinces voisines ayant été appuyées ou étant actuellement appuyées par un projet ayant comme objectif le renforcement des compétences techniques des producteurs et l’organisation de ceux-ci par filières seront également établies. Le but est développer une filière de PRN et une dynamique au niveau de ces provinces. Pour cela une bonne collaboration en particulier avec le Ministère de l’Agriculteur et de l’Elevage (MINAGRIE) et le Ministère de la Santé Publique et la Lutte contre le SIDA (MSPLS) tant au niveau central qu’au niveau communal devra être assurée.
• Une priorité sera accordée aux technologies appropriées (telles que foyers améliorés, microirrigation, microjardins, équipement pout la petite transformation, etc.) qui permettront d’améliorer la production, le stockage, la transformation et la commercialisation, et qui permettront aussi d’alléger les travaux des producteurs et les travaux ménagers et champêtres des femmes et de diminuer l’impact négatif sur l’Environnement. Des collaborations avec des centres de recherche, des organismes paraétatiques ou des universités sont encouragées si cela permet d’avoir une valeur-ajoutée.
• La Communication pour le Changement des Comportements (CCC) sera intégrée dans toutes les étapes des chaînes de valeur et coordonner cette activité avec l’éducation nutritionnelle/CCC menée sous l’égide du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA (MSPLS).

Afin de faire le lien avec la composante 1 du PROSANUT (qui vise la mise en place d’un système d’informations agricole national) et le Système National d’Informations Sanitaires (SNIS), des informations sur les marchés et les données sur le suivi de la sécurité alimentaire et la nutrition seront mises au profit du MINAGRIE et du MSPLS pour une meilleure valorisation des PRN. La fourniture de données sur les niveaux de consommation et diversité alimentaires permettront d’alimenter la centrale de gestion de l’information du MINAGRIE. Des activités conjointes de formation des acteurs des chaînes de valeur de PRN pour la mise à profit du Système d’Informations sur les Marchés (composante 1) devront être inscrites dans le cadre logique.

Les priorités porteront sur les aspects suivants:
• La couverture des domaines « production », « valorisation/commercialisation », « nutrition » et “suivi-évaluation de la sécurité alimentaire et la nutrition/capitalisation des acquis” doit impérativement être assurée, dans la durée, à travers des partenaires, et/ou des associés et/ou des contractants possédant les expertises spécifiques requises afin d’assurer l’intégration de ces dimensions dans les chaînes de valeurs existantes et/ou nouvelles.
• Les actions proposées devront veiller à couvrir au maximum les quatre provinces ou du moins, susciter une dynamique régionale afin d’éviter le saupoudrage. La capacité du soumissionnaire et partenaires/associés sera évaluée également en ce sens.
• Le soumissionnaire et au moins un des partenaires et/ou associés devra avoir une expérience dans la ou les provinces ciblées.
• Lors de l’évaluation, une attention particulière sera portée à la méthodologie de mise en œuvre (qu’il faudra veiller à bien définir), au cadre logique et aux indicateurs proposés, ainsi qu’à la stratégie de sortie et à l’implication de la population et des services déconcentrés des ministères techniques concernés dans les activités prévues .
• L’équilibre budgétaire, notamment le rapport entre le coût de fonctionnement (salaires, personnel et équipement directement lié au projet et frais de fonctionnement) et le coût des activités, constitue également un aspect important.
• La façon dont l’aspect genre est pris en compte dans chaque activité (participation des femmes dans les OP, leur accès à des outils de production et intrants, leur capacité à commercialiser leurs produits et leurs connaissances en matière d’alimentation et nutrition, la sensibilisation de leurs conjoints, etc) constituera également un critère important lors de l’évaluation de la proposition.
• La communication et les actions de visibilité (communiqués de presse, reportages télévisés, spots radiophoniques, panneaux, etc) constituent un élément-clé du programme.
• La complémentarité avec les autres projets en cours dans la zone ou dans le pays et les liens qui sont prévus avec ceux-ci seront également analysés (vision globale des interventions et degré de coordination et cohérence).
Les résultats attendus de l’intervention sont les suivants :
- La chaîne de valeur (production, stockage, transformation et commercialisation) des produits riches en nutriments est développée/renforcée, permettant d’en augmenter la disponibilité dans ces 4 provinces au moins pendant toute l’année et à des prix abordables [Résultat attendu 1 – disponibilité, accessibilité et stabilité]
- Des FARN associées avec des microréalisations/AGR et des activités de transferts sociaux sont mises en place/renforcées pour améliorer l’accès des ménages vulnérables (H/F) aux aliments riches en nutriments [Résultat attendu 2 - accès]
- Des activités de sensibilisation (à la nutrition, au VIH, à la Santé et à la reproduction, à la planification familiale, à l’Environnement, etc) sont incorporées dans toutes les étapes de la chaîne de valeur, en collaboration avec les services du MSPLS et du Ministère de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme, pour informer et encourager les producteurs et consommateurs à améliorer leurs pratiques alimentaires [Résultat attendu 3 - usage et utilisation]
- Les expériences probantes et les acquis du projet sont valorisés et partagés avec l’ensemble des parties prenantes. De même, les données sur le suivi-évaluation nutritionnel et de la sécurité alimentaire servent à alimenter le Système d’Informations agricole de la composante 1 (MINAGRIE) et le Système d’Informations Sanitaires du MSLSP [Résultat attendu 4 - pérennisation des acquis].

Mesures d’accompagnement et de pilotage du projet:

Un Comité Technique de Coordination Conjoint sera constitué par l’autorité contractante. Celle-ci regroupera tous les bénéficiaires de la présente subvention et servira de cadre de rencontre, de planification, de coordination, d’évaluation de l’état d’avancement des activités techniques des interventions et servira à s’assurer de la mobilisation adéquate des ressources humaines et matérielles affectées au programme. Celui-ci sera présidé par le MINAGRIE (maître d’œuvre du programme) et co-présidé par le Ministère des Finances et de la Planification du Développement économique (maître d’ouvrage) et se réunira autant de fois que nécessaire (au moins une fois par trimestre). La Délégation de l’UE au Burundi sera invitée officiellement à chaque réunion. Les intervenants devront également participer au Comité de Pilotage global du programme (regroupant les composantes 1 et 2).

Un cadre logique indicatif de l’intervention se trouve en annexe C (bis). Un cadre logique détaillé doit être présenté par les demandeurs dans le cadre de cet appel à propositions (annexe C).

1.3 MONTANT DE L’ENVELOPPE FINANCIERE MISE A DISPOSITION PAR L’ADMINISTRATION CONTRACTANTE

Le montant indicatif global mis à disposition au titre du présent appel à propositions se monte à 5.400.000 EUR. L’administration contractante se réserve la possibilité de ne pas attribuer tous les fonds disponibles.

Taille des subventions

Toute subvention demandée dans le cadre du présent appel à propositions doit être comprise entre le montant minimum et le montant maximum suivants :

• montant minimum : 3.500.000EUR
• montant maximum : 5.400.000 EUR

Toute subvention demandée dans le cadre du présent appel à propositions doit être comprise entre les pourcentages minimum et maximum suivants du total des coûts éligibles de l’action :

• pourcentage minimum : 75 % du total estimé des coûts éligibles de l’action
• pourcentage maximum : 95 % du total estimé des coûts éligibles de l’action (voir également section 2.1.4)

Le solde (c’est-à-dire la différence entre le coût total de l’action et le montant demandé à l’autorité contractante) doit être financé sur les ressources propres du demandeur ou des partenaires, ou par des sources autres que le budget de l’Union européenne ou le Fonds européen de développement .

2.2 PRESENTATION DE LA DEMANDE ET PROCEDURES A SUIVRE

L’enregistrement préalable dans PADOR pour le présent appel à propositions est obligatoire.


L’enregistrement est obligatoire pour tous les demandeurs et leurs partenaires.


PADOR est une base de données en ligne dans laquelle les organisations s’enregistrent elles-mêmes et mettent à jour régulièrement leurs données, via la page d’accueil:
http://ec.europa.eu/europeaid/work/onlineservices/pador/index_fr.htm

Avant de commencer l’enregistrement de votre organisation dans PADOR, veuillez prendre connaissance du “Guide PADOR” disponible sur cette page. Il explique le processus d’enregistrement.

Les organisations doivent indiquer sur la version papier de leur proposition leur numéro d’identification EuropeAid. Pour obtenir ce numéro, les organisations doivent enregistrer, sauver et “signer” (ce qui engage leur responsabilité) dans PADOR les informations obligatoires (pour chaque écran, dans les champs écrits en lettres orange) et les documents justificatifs (voir section 2.4).

Indépendamment de ce qui précède, si l’organisation se trouve dans une situation où il est impossible de s’enregistrer dans PADOR, il soumettra une justification qui prouve que cette impossibilité est de nature générale et va au-delà de la volonté du demandeur et/ou son partenaire(s). Dans ce cas, le demandeur et/ou son partenaire(s) devra remplir le formulaire “PADOR hors-ligne” annexé aux présentes lignes directrices, et le soumettre au plus tard à la date limite de soumission avec la demande à l’adresse indiquée dans les sections 2.2.2 et 2.2.6. Par la suite, l’enregistrement dans PADOR sera initié par la Commission européenne. Si, à un stade ultérieur, l’organisation souhaite mettre à jour elle-même ses données, une demande d’accès devra être envoyée au helpdesk PADOR.

 

La DSIA fournit des informations sur : l'evolution des prix des differents produits essentiels sur les differents marchés, informations commentés et illustrés de tableaux, graphiques ; les mémentos, concentrés des données essentielles en tableaux et graphiques.

Contacts

 dsia(@)minagrie.gov.bi
  +257 .22 27 83 55
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 Ntahangwa,Ngagara,Avenue Mwambutsa,Immeuble Minagrie,

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